• 239373 visits
  • 77 articles
  • 412 hearts
  • 11344 comments

Présentation 26/01/2008

Bonjour à vous et bienvenue!

Une fiction yaoi twincestienne.... parmis tant d'autres. C'est d'ailleurs pour ça que celle-la ne débarque que maintenant, j'avais peur d'écrire quelque chose qui existe déjà et que cette histoire soit noyée dans toutes les autres. mais comme on dit vis ta vie pleinement alors j'ai décidé de me lancer.
J'espère que cette fiction vous plaira.
Je préviens tout de suite ceux qui veulent des larmes, du tragique, des histoires qui finissent mal et ce genre de chose, ce blog n'est pas pour vous. Ca sera une fiction joyeuse, avec de l'humour (enfin ça je vais essayer mais je garantis rien....), pas de drames, et bien sûr il y aura un happy end!!!
Je ne vais pas faire d'avertissement, tout le monde est le bienvenu sur ce blog... et j'espère que si vous rentrez dans la catégorie des intolérants vous changerez d'avis.
Une dernière chose, je ferais souvent des racontages de life alors n'hésitez surtout pas à faire pareil...
Sur ce, dans ma grande générosité je vous mets le prologue....
Bonne lecture....

Prologue 26/01/2008

Kaulitz... Trümper...
Deux noms de familles pour deux familles différentes.
Différentes ? Peut-être pas tant que ça...
12 novembre 1991, dans une maison à Magdeburg...deux parents se disputent, violemment.
Toute leur ranc½ur ressort à ce moment précis, toute la haine qu'ils ont accumulée au cours de leur année de mariage... Tout ce qu'ils ont construit s'effondre en une seule seconde.
Alors, au milieu des cris, des méchancetés et de toute cette haine, ils prennent une décision...Ils se séparent.
Ils ont des jumeaux, ils les séparent aussi.
Un parent, un enfant...sur le moment ça leur a paru être une très bonne chose...sur le moment. Ils se sont dit que c'était sûrement la meilleure solution pour les enfants mais surtout pour eux...Ils n'auraient pas supporté de se mettre d'accord pour la garde, de se voir toutes les semaines...d'être encore liés, en contact l'un avec l'autre.
Ils ne se supportent plus et ne veulent plus rien avoir à faire avec l'autre...s'ils savaient...
Mais à ce moment précis ils ne raisonnent plus, tout se fait sur un coup de tête, une perte de sang froid.
Deux enfants liés par le sang se retrouvent donc seuls, sans leur moitié. Ils ne comprennent pas, ils ne comprennent rien.
Pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, ils vont pleurer ce manque et puis, comme tous les enfants ils vont oublier... Oublier qu'ils ont un frère mais pas cette sensation qu'une partie de vous vous a été arrachée. Ils vont grandir, séparés, élevé comme fils unique, sans se douter une seule seconde de cette histoire, sans se douter qu'ils ont un frère...jumeaux...quelque part.
Bill Trümper...Tom Kaulitz...Leurs parents se sont remariés. Ils pensent tous former une famille heureuse et unie.
Pendant huit ans rien n'est venu perturber leur vie, cette nouvelle vie qu'ils ont inventée et qui s'est construite sur un mensonge.
Et puis comme si la vie voulait réparer ce qu'elle avait laissé se produire, ces deux familles se sont retrouvées voisines dans un quartier résidentiel d'Hambourg. Ce n'était bien sûr pas leur volonté mais le hasard a fait que dix ans après avoir déménagé, les Trümper ont vu arriver de nouveaux voisins...les Kaulitz...Ils ont évidemment voulu partir de ce quartier mais c'était impossible, ils avaient un travail et une très bonne situation dans cette ville. Alors ils ont décidé malgré tout de rester voisins...Mais à quel prix ?
Ils se livraient une guerre sans merci, bien sûr ils n'allaient jamais plus loin que des mots mais toute cette haine se répercutait sur les jumeaux...Ils ne comprenaient pas très bien pourquoi leurs parents respectifs se détestaient tant et le pire c'est qu'ils étaient obligés d'en faire autant... Alors pendant des années ils ne firent jamais connaissance, ils ne jouèrent et ne rigolèrent jamais ensemble...Leurs parents ont toujours tout fait pour les empêcher de se connaître et ainsi découvrir qu'ils étaient frères...Parce que oui, malgré tout, ils avaient honte, honte de ce qu'ils avaient fait, honte de séparer deux être qui n'auraient jamais dû être séparés.
Ils ne les mirent jamais dans la même classe, jamais dans les mêmes centres de loisirs, ils ne faisaient pas les même activités extrascolaires, n'avaient pas les même amis. Ils se critiquaient mutuellement pour Bill et Tom aient la même haine qu'eux envers l'autre famille...Ils ont tout fait, tout ce qu'ils pouvaient faire. Mais il devait bien arriver un moment où cela changerait et ce moment est enfin arrivé.


__________________________


Pix: Trop magnifique....
Musique en écoutance: Tokio Hotel - In die nacht


C'est juste pour présenter la situation. N'hésitez pas à donner votre avis.
Je vais de ce pas mettre le premier chapitre pour vous donner une meilleure idée du style de cette fiction...

Chapitre 1 26/01/2008

Daniel Pennac a écrit: Si vous voulez vraiment rêver, réveillez-vous...

P.O.V. Tom

Jörg : Aller debout! C'est le grand jour !! On s'active !
Tom: Hummf, humf, paffh, levhumm...
Jörg : Tu me l'as fait en allemand s'il te plaît ?

J'ai envie de lui crier dessus, je vais pas me priver je crois...

Tom : Laisse-moi dormir, je veux pas me lever !
Jörg : Et du calme ! Je crois que tu as oublié quel jour on était toi, sinon tu serais déjà sorti de ce lit et depuis bien longtemps...
Tom : Si tu le dis, et on est quel jour alors ?
Jörg : Le 5 !
Tom : Et alors, tous les mois il y un 5, je vois pas où est le problème.

Je me rendors à moitié, y a pas idées de venir me réveiller alors qu'on est le 5, on s'en fout qu'on soit le 5 ou le 6 ou n'importe quand ! Je veux dormir tous les jours moi ! J'entends mon père qui soupir et qui essaie de tirer ma couette, s'il croit que je vais me laisser faire !! Attendez deux secondes... Je lâche la couette et mon père prit dans son élan se ramasse comme une merde par terre ! Mais oui le 5 ! Putain mais comment j'ai pu oublier un truc pareil ! Je me lève d'un seul coup !

Tom : C'est aujourd'hui !! C'est aujourd'hui !!

Je commence à faire une petite danse qui doit être assez ridicule je l'avoue...Mon père est toujours par terre et me regarde plutôt bizarrement avant d'éclater de rire ! Il se relève et me dis toujours dans son fou rire solitaire :

Jörg : Heureusement que tu ne vas pas dans une école de danse, tu serais directement recalé !
Tom : C'est ça vas-y moque toi ! Tu le regretteras quand je serais un guitariste connu dans le monde entier, avec des dizaines de fans à mes pieds, qui crient mon nom, qui veulent toutes passer une magnifique nuit avec moi, Tom le magnifique !

Je suis vraiment à fond dans ma description, je vie le truc comme si c'était ce qui était entrain de m'arriver et je plane !! Mais évidemment il faut que quelqu'un vienne casser mon délire !

Jörg : C'est ça, Tom la star internationale, si tu ne veux pas rater ton premier jour dans ta magnifique, géniale et fabuleuse école des arts de la scène faite exclusivement pour les gents doués, talentueux et sexy au naturels comme tu le dis si bien, il faudrait peut-être que tu files te doucher parce que là... tu sens pas super bon !
Tom : Non mais je te permets pas !! Tu insultes ton fils là ! Maman ! Papa il fait exprès de me ralentir pour que j'arrive en retard à mon premier jour de cours !

Ma mère doit être à la cuisine, j'espère qu'elle m'a préparé un bon p'tit déj' ! C'est pas tous les jours qu'on quitte la maison quand même ! Je l'entends rigoler et elle crie :

Ellen : Jörg, laisse ton fils tranquille voyons ! Tu devrais avoir honte de retarder ton fils un jour comme aujourd'hui !

On rigole tous les deux.

Ellen : Quant à toi Tom, arrête un peu de raconter n'importe quoi et prépare-toi où tu vas vraiment être en retard !

Du coup je ne rigole plus. Par contre mon père ne s'en prive pas ! Il est complètement mort de rire !!

Tom : C'est vraiment pas drôle, mais pas drôle du tout !
Jörg : Je trouve ça très drôle moi ! Ta mère te connais mieux que personne tu devrais le savoir...
Tom : C'est ça, liguez-vous contre moi, vous verrez quand je serais...
Jörg : ...un guitariste célèbre dans le monde entier, adulé de tous, avec une femme dans chaque ville, on sait ! En attendant vas te laver, aller !!

On rigole et je vais vers la salle de bain.

Au même moment dans la maison voisine, un jeune homme, déjà lavé, habillé, coiffé et même maquillé se débat avec une énorme valise...

P.O.V. Bill

Bill : Ah Putain de valise de merde !!!
Simone (criant depuis le salon) : Et jeune homme, c'est pas parce que tu quittes la maison aujourd'hui que tu ne dois pas rester poli !
Bill (tout dépité) : Désolé mais j'arrive pas à fermer ma valise...
Simone : Mais on l'a faite hier et elle fermait très bien, pourquoi tu as voulu la rouvrir ce matin ?
Bill : Mais j'avais oublier des habits, il fallait absolument que les emporte.

J'entends ma mère monter les escaliers et elle reste dans l'encadrement de la porte de ma chambre et sourit.

Simone : Tu me désoles Bill, t'as déjà trois valises pleines à craquer de fringues et il faut encore que tu en rajoutes...Je croyais que tu avais déjà tout mis !
Bill : Mais non, j'en avais oublié dans la salle de bain !

Je commence un peu à m'énerver. Mais j'ai vraiment peur d'oublier quelque chose, je ne sais pas quand je rentrerai chez moi, il faut que je pense vraiment à tout.

Simone : Bill, Bill, Bill, tu as largement de quoi habiller une famille entière pendant toute une année avec ce que tu vas emmener. Alors t'inquiètes pas et puis de toute façon même si tu étais habillé avec un sac poubelle tu serais quand même le plus beau...

Je rigole.

Bill : Mais tu dis ça parce que tu es ma mère, alors forcément pour toi je suis le plus beau, sinon ça voudrait dire que tu m'as raté !

On rigole tous les deux. Ma mère se rapproche de moi et me prend dans ces bras.

Simone : Tu sais que tu vas me manquer toi ?
Bill : Je sais, mais tu peux me lâcher là, tu m'étouffes légèrement en fait.

Elle m'écarte un peu d'elle, je peux enfin reprendre une respiration normale...

Simone : Tu préfères que je te fasse ton dernier câlin tout à l'heure quand je te déposerais devant ton école ?

Je la reprends dans mes bras.

Bill : Fais moi un câlin...maintenant !

On rigole encore et on reste collé un petit moment comme ça.

Bill : Bon c'est pas que, mais j'ai une valise à fermer moi ! Et il faut que je me dépêche sinon on va finir par être en retard.
Simone : Mais non, on est largement à l'heure. T'es prêt, il ne reste plus qu'à fermer cette valise et à tout charger dans la voiture. De toute façon on part à 9heures et il n'est que 7h45. Je crois que tu ne t'es jamais levé aussi tôt pour aller en cours toi... !

Elle rigole...toute seule...

Bill : C'est ça vas-y fous toi de moi ! Mais c'est pas tous les jours qu'on fait sa rentrée dans cette école, tout le monde n'est pas accepté. Le concours est très sélectif... !
Simone : Je sais et puis toi le grand et magnifique Bill Trümper tu as été accepter dans ta magnifique, géniale et fabuleuse école des arts de la scène faite exclusivement pour les gents doués, talentueux et sexy au naturels comme tu le dis si bien !
Bill : C'est ça fous toi de moi ! Tu le regretteras quand je serais un chanteur connu dans le monde entier, avec des dizaines de fans à mes pieds, qui crient mon nom, qui veulent toutes passer une magnifique nuit avec moi, Bill le magnifique ! (Tiens j'ai déjà entendu ça quelque part...)
Simone : Aller arrêtes de dire n'importe quoi et aide moi plutôt à fermer cette foutue valise ! Comment une seule personne peut-elle avoir autant d'habits ?
Bill : Mais il faut ce qu'il faut pour être toujours exceptionnel que veux tu ! Et je ne dis jamais n'importe quoi !

Elle soupire à moitié amusée et se met carrément debout sur ma valise pour essayer d'aplatir la tonne d'habits qu'il y a dedans, c'est vrai que j'ai peut-être un peu trop de fringues...

Simone : Si tu le dis ! Aller, restes pas planté là, viens plutôt fermer ta maudite valise qu'on en finisse !

Je soupire et m'exécute. Ca va me manquer ces petites discussions matinales avec ma mère quand même, on rigole bien tous les deux.

P.O.V. Tom

Jörg : Bon c'est pas tout mas il va falloir y aller maintenant sinon tu vas vraiment être en retard... Et là ça ne sera pas de ma faute...
Tom : Ouai je sais mais bon, il ne faudrait pas que j'oublie un truc super important quand même...

En fait pour être tout à fait honnête je flippe un peu, je pars de chez moi pour la première fois et je sais pas quand je pourrais rentrer, revoir ma chambre, mes amis, mes parents...J'aurais jamais cru dire ça un jour mais je les aime bien quand même mes parents...enfin surtout quand c'est eux qui font à manger, font la vaisselle et lavent mes habits quoi ! Et puis là je pars, je change de vie complètement, nouveau départ, nouvelle école, nouvelle chambre, nouveaux amis, nouvelles activités, nouveau tout ! Et il faut bien l'avouer j'ai un ptit peu peur de ce qui m'attend...Ok, je suis carrément flippé ça vous va ? Je sais pas comment ça va se passer, je contrôle plus mon avenir à partir d'aujourd'hui et ça ça m'est jamais arrivé. J'ai toujours tout dirigé, tout contrôle, tout organisé, j'ai toujours obtenu tout ce que je voulais et là je ne sais pas...Je ne sais pas si cette école va pouvoir m'apporter ce que je veux, si cette école est vraiment ce que j'espérais...Mais bon je crois que c'est le départ qui me rend comme ça, je ne suis pas aussi faible d'habitude...Il faut se ressaisir allez ! J'ai toujours voulu rentrer dans cette école et maintenant que j'y suis, je vais en profiter et pas me poser des questions existentielles à la con ! Comme on dit : Carpe Diem !

Jörg : Mais non t'oublies rien, on a déjà vérifié trois fois ! Et puis c'est quand même pas si loin, en même pas une demie heure t'es à la maison, si tu as besoin de quoi que ce soit n'hésite pas !
Tom : Je sais, t'inquiète, quand j'aurais besoin de laver mon linge je saurais m'en souvenir !

Mes parents rigolent...

Ellen : c'est ça...Allez, au lieu de raconter n'importe quoi dépêche-toi.
Tom : oui c'est bon, sortez la voiture, je vous rejoins.

Ils sortent de ma chambre.

Tom : Eh mais descendez avec une valise au moins ! Ca serait dommage de faire un voyage à vide !

Ils rigolent et chacun prend une valise. Bon il m'en reste plus qu'une ça devrait aller...Je regarde ma chambre, elle va quand même me manquer, elle en a vu des choses !! Et pas toujours très catholiques....Mes yeux se posent sur ma fenêtre, je vois mon voisin et sa mère sortir et mettre des énormes valises dans le coffre de leur voiture, ils déménagent ? Comme si mon père avait lu dans mes pensées il me dit :

Jörg: Tu crois qu'ils déménagent ?
Tom : J'en sais rien. Mais tu devais pas descendre ma valise toi ?
Jörg : Si et c'est fait... Je crois que tu t'es perdu dans tes pensées pendant un ptit moment...
Tom : Sûrement...
Jörg : En tout cas ça serait une bonne chose qu'ils déménagent enfin ! Depuis le temps que j'attends ça !

Je soupire... Je n'aurais peut-être pas dû, mon père me regarde bizarrement.

Jörg : Quoi, t'es pas d'accord avec moi ?
Tom : Si, si, c'est pas ça, je pensais que si ils partent, qui est-ce que je vais insulter moi ? Et de qui je vais bien pouvoir me moquer hein ?

Mon père sourit...Apparemment, ma réponse lui a plu.

Jörg : C'est vrai, j'avais pas pensé à ça. Et au lieu de s'occuper de la vie de nos futurs ex voisins...
Tom : T'en sais rien ! Et en plus je ne crois pas qu'ils déménagent, j'ai l'impression qu'il n'y a que Bill qui part.
Jörg : Eh bien, c'est toujours mieux que rien comme on dit !

Il rigole encore....J'a jamais compris et je comprendrais jamais...Il a toujours détesté cette famille... Pourquoi ? Aucune idée, mais c'est ancré, il lâche pas l'affaire ! J'ai jamais eu le droit d'aller voir Bill et encore moins de jouer avec lui quand j'étais petit, à chaque fois que je tentais un rapprochement je me faisais engueuler comme c'est pas permis ! Mon père m'a toujours répété qu'il ne fallait pas que je « traîne avec des gens comme eux », j'ai jamais compris ce qu'il voulait dire par là et à chaque fois que j'osais poser une question sur ça soit il m'engueulait encore plus, soit il changeait de sujet...dans le meilleur des cas...Alors j'ai abandonné et j'ai fais comme lui, je les ai détestés. Au début c'était juste devant mon père et puis après c'est devenu permanent...et je dois avouer que détester quelqu'un et bien ça soulage.... !

Jörg : Allez, au lieu de retourner dans tes pensées descends on va y aller.
Tom : Ok.

Je jette un dernier coup d'½il à Bill, à ce moment il lève les yeux et me regarde. Je ne fais rien, je l'observe juste, et puis il détourne le regard et rentre dans sa voiture. Je sors de mon état de contemplation, je prends ma valise et je suis mon père. Je sors, mes deux autres valises sont déjà dans le coffre, j'y mets la troisième. Je regarde la maison d'à côté, la voiture est partie, je ne saurais sûrement jamais où ils sont allés...Oh et puis après tout je m'en contre fout ! Ma mère est déjà dans la voiture, je dis au revoir à mon père assez rapidement, j'aime pas trop m'éterniser sur les adieux, ça a jamais été mon truc. Je monte dans la voiture et c'est parti ! Nouvelle vie : me voilà !

P.O.V. Bill

Ca y est, je suis parti ! Je sais pas du tout ce qui m'attend et je dois dire que ça m'angoisse légèrement...mais juste légèrement ! Je rigole tout seul ! En fait je suis en panique totale mais je vais garder ça pour moi ! Ma mère serait trop heureuse de saisir ce prétexte pour que je reste à la maison jusqu'à la fin de mes jours ! Je repense à ce matin, j'ai vu Tom dans sa chambre, avec son père, ça va me manquer de plus le voir celui-là ! J'ai trouvé très étrange la façon dont il m'a regardé ce matin d'ailleurs ! Enfin bref, je vais pas me prendre la tête sur lui alors que je vais enfin avoir la joie de plus le croiser tous les jours ! Le bonheur total !! Au début je ne voulais pas spécialement le détester, j'aurais bien aimé être pote avec lui mais je sais pas trop pourquoi ma mère a jamais été pour ! Et j'ai vite compris que je ne devais pas poser de questions donc c'est ce que j'ai fait ! En plus, il a pas arrangé les choses, il s'est mis à me critiquer, à se foutre de ma gueule et tout ça, alors j'ai répliqué ! Si on me cherche on me trouve... et lui il m'a trouvé ! Et je dois avouer qu'au fur et à mesure je me suis vraiment mis à le détester...mais vraiment, je le hais du plus profond de moi-même, et je sais que c'est réciproque...Et je dois dire que j'adore le détester !

__________________________________


Pix: Les regards...
Musique en écoutance: Der Letzte tag - Tokio Hotel
Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....

Chapitre 2 27/01/2008

Comme je suis gentille je mets la suite.... c'est bien parce que c'est le début hein??lol...
merci beaucoup à mes premières lectrices ça m'a fait trop plaisir vos commentaires...n'héistez pas à continuer à en mettre surtout! sur ce la suite.....

__________________________


Louis-Marie Parent : Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ.

P.O.V. Bill

Simone : Alors prêt ?
Bill : De toute façon j'ai plus vraiment le choix ?
Simone : Mais tu verras ça va être génial, tu va enfin pouvoir faire ce dont tu rêves depuis des années. Le bonheur total non ?

Elle me regarde avec son air bienveillant...celui qu'ont toutes les mamans quand elles essaient de vous rassurer alors qu'elles savent très bien que vous êtes complètement paniqués...

Bill : Oui, c'est sûr, j'ai attendu tellement longtemps pour ça...
Simone : Et tu as travaillé tellement dur...à défaut de bosser à l'école...
Bill : Ben on peut pas être bon partout je l'ai toujours dis !
Simone : Ca c'est sûr !

On rigole un peu, ça me détend, j'ai besoin d'évacuer et en général quand je suis stressé soit je m'énerve sur tout le monde, soit je pars dans des rires un peu nerveux...Je vais choisir la deuxième option aujourd'hui j'ai pas spécialement envie de m'engueuler avec ma mère le jour de mon départ.

Simone : Si tu veux mon avis, je sens que ça va être une très bonne année pour toi, une année pleine de surprises, et de bonnes surprises bien sûr !

Je soupire, elle fait ce qu'elle peut je le vois bien mais je peux pas m'empêcher de m'angoisser. Ca ne me ressemble pas du tout, je suis pas du genre à me laisser impressionner et je contrôle tout mais là...je dois bien avouer que je suis pour la première fois de ma vie dans une situation sur laquelle je ne peux rien ! Ma mère me regarde, elle sourit.

Simone : Mais aller, arrête de stresser ou je te ramène à la maison !

Je le savais... ! Je rigole.

Bill : Non, non ça va, après tout c'est mon rêve, je ne vois pas du tout pourquoi je paniquerais, il n'y a absolument aucune raison.
Simone : C'est sûr, absolument aucune raison.
Bill : C'est pas comme si je partais de chez moi pour la première fois, dans une école inconnue, avec aucun ami, que des gens que je ne connais pas, des profs que je ne connais pas, une ambiance que je ne connais pas, tout à refaire, tout reprendre depuis le début, me faire une nouvelle réputation, de nouvelles connaissances, essayer de pas m'engueuler avec les profs dès la première semaine... Non, il n'y a aucune raison de s'inquiéter, je gère tout, absolument tout, je ne sais absolument pas dans quoi je m'embarque, c'est la meilleur école d'art de tout le pays, la sélection est super difficile et le niveau aussi. Il n'y a absolument aucune raison de stresser...Tout va bien, tout va parfaitement bien, tout est sous contrôle, je gère...
Simone : C'est bon, t'es convaincu ou tu continues ton petit monologue ?

Je rigole, encore... Je crois que ma mère a compris qu'il fallait que j'évacue un peu...

Bill : Non c'est bon, ça devrait aller ! De toute façon on est bientôt arrivé, je n'ai plus le temps de me poser toutes ces questions existentielles !
Simone : Ne t'inquiète pas, si tu as été pris c'est que tu ne dois pas être si mauvais, tu dois quand même avoir un certain potentiel...et qui sait ? Tu as peut-être du talent ?

Mais c'est qu'elle me cherche là ! Non mais ça va pas se passer comme ça... Un peu de culpabilité...

Bill : Quoi ? J'hallucine ! Ton fils, tu ne crois pas en ton propre fils ? Mère indigne !
Simone : Non mais parce que tu crois que tu vas arrivé à me faire culpabilisée ? Tu te trompes fortement mon cher.

Alors là je boude, elle me connaît trop bien c'est pas juste.

Simone : Oh, tu fais la boude....Si c'est pas mignon, mon fils, je devrais plutôt dire mon grand fils de 18ans, nouvellement adulte et qui entre dans la cour des grands boude dans son coin....
Bill : C'est ta faute !
Simone : Quelle maturité, avec ça c'est sûr que tu vas réussir dans cette grande école !

Non mais je rêve ! Et le pire c'est qu'elle rigole en plus !

Bill : Et là, tu te crois drôle ??
Simone : Mais oui, la preuve je me fais rire !
Bill : Et bien pas moi !!

Mais bon, je dois bien avouer que je ne peux m'empêcher de sourire quand même. Ma mère, on ne la refera pas ! Une vraie gamine. Enfin quand je dis ça, elle assume ses responsabilités comme tous les adultes mais elle a encore gardé son côté grande enfant et ça j'adore ! Ca va me manquer toutes ces discussions sans aucun sens, tous ces délires et toutes nos confidences...Ouai, je sais que c'est très bizarre je suis un mec, j'ai 18ans et j'adore ma mère, que voulez-vous ? C'est comme ça. Je souris à cette pensée mais malheureusement ma chère mère me ramène sur terre, je l'adore beaucoup moins tout de suite !

Simone : On est arrivé !
Bill : J'ai pas envie d'y aller !

Ma mère sourit.

Simone : Mais si aller, je te laisse descendre ici, je vais au parking déposer tes valises.
Bill : Mes valises ?
Simone : Oui tu sais les trois énormes trucs qu'il y a dans le coffre avec assez d'habits pour habiller tous les élèves de cette école ! Tu vas pas te les trimballer toute la matinée alors comme ton école pense à votre petit bien être on laisse vos valises dans une salle et vous les récupérerez après la réunion de rentrée une fois qu'on vous aura attribuer vos chambres...
Bill : Ah oui, j'avais légèrement zappé !
Simone : T'es au courant que ça te réussi pas le stress !
Bill : Je sais ! Bon j'y vais alors.
Simone : Oui aller sort de la voiture sinon je te fais sortir de force et ça ne donnera pas vraiment une bonne image de toi, tu ne crois pas ?
Bill : Je suis d'accord avec toi ! Aller bisous ma ptite maman chérie !
Simone : Et, c'est pas parce que tu es un peu plus grand que moi, bon d'accord beaucoup plus grand que moi que tu as le droit de m'appeler petite maman !

Je rigole, c'est tout ma mère ça !

Bill : Bon je te le fais ce bisou ou je pars comme ça ?
Simone : Viens là !

Aller un ptit bisou, comme ça elle a pas l'impression que je l'abandonne et que je suis un fils indigne !

Simone : Bon vas-y maintenant tu vas vraiment finir par être en retard là !
Bill : J'y vais, j'y vais !

Je sors, je lui fais un dernier signe et la voiture s'éloigne. Elle tourne quelques mètres plus loin pour rejoindre le parking. Je regarde l'entrée de l'école. Aller inspire, expire, tout va bien se passer. Je prends une grande inspiration et je traverse la rue...Carpe diem comme on dit !

Ca y est, je suis devant ma nouvelle vie. Et ça n'a rien pour me rassurer, les grilles sont immenses, le portail d'entrée est tellement grand que j'arrive à peine à en voir le sommet... Bon ok j'exagère un peu mais juste un peu. Je rentre, ça y est j'y suis, je ne peux plus faire marche arrière maintenant. Bizarrement je me sens plutôt soulagé, je crois que maintenant que j'ai franchi ces portes je sais que c'est là où je dois me trouver et nulle part ailleurs. J'avance encore, je traverse un bâtiment qui doit être celui de l'administration vu le nombre de bureaux que je peux voir. Je ressors de l'autre côté. Je jette un coup d'½il aux lieux. On n'a même pas pu faire de visites avant, et oui c'est « que sur catalogue » comme on dit ! De toute façon vu la réputation de cette école, pas besoin de visiter pour se faire une idée, on sait que c'est génial un point c'est tout ! Je suis dans une cour qui est au moins trois fois plus grande que celle de mon ancien lycée. Mon ancien lycée, ça me fait plaisir de dire ça « ancien » ça montre bien que j'en suis sorti ! Et surtout que j'en suis sorti vivant ! Bon revenons-en à mon exploration. Tout autour de la cour des bâtiments. En fait on ne le remarque pas de la rue mais c'est carré et en plein milieu une cour. Classique comme truc mais j'aime bien, si il se passe quelque chose dans la cour tout le monde peut le voir ! Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça peut être utile...on ne sais jamais après tout !

Je regarde les gens, je devrais plutôt dire mes nouveaux futurs amis...enfin j'espère. Je reste un peu à l'écart je ne veux pas qu'on me remarque tout de suite, je préfère observer avant d'y aller. Au fur et à mesure de ma petite inspection je sens comme un immense soulagement. Il y en a pour tous les goûts, des rappeurs, des gothiques, des fashions, des mangas, des normaux, des streets wear, des classes, des reggae men, des sans style, des gens bizarres... là c'est officiel, on n'est plus du tout dans mon ancien lycée, finalement je crois que je vais me plaire ici ! Enfin bon si on doit faire un projet en groupe on n'est pas dans la merde parce que là je crois qu'absolument tous les styles musicaux sont représentés ! Ca promet ! J'aime bien ça.
Bon je me décide enfin à m'avancer un peu plus dans la cour. Tout le monde me regarde. Tiens ça ça change pas de mon ancienne vie ! Bon d'un côté si je voulais passer inaperçu il fallait peut-être que j'opte pour une coiffure un peu plus, disons, conventionnelle ! Mais à mon grand soulagement une fois que tout le monde m'a bien dévisagé et a sûrement estimé que mon cas ne valait pas plus d'attention ils retournent à leur conversation ou à leur contemplation des bâtiments...Et même si c'est plutôt pas mal comme occupation je crois que c'est surtout parce qu'à part quelques petits groupes tous les autres sont seuls ! Et c'est sûr que pour parler c'est tout de suite moins bien !

Je ne peux pas m'empêcher de sourire intérieurement. Je ne sais pas ce qu'ils pensent de moi mais je ne crois pas qu'ils sont proches de compte. Je ne suis pas un fouteur de merde comme on dit mais j'aime qu'on me respecte et je n'hésite pas à me faire entendre, je dis toujours ce que j'ai à dire ! Beaucoup de personnes pensent qu'avec mon air fragile je vais me laisser faire mais on ne me marche pas sur les pieds sans conséquences ! Et oui moi je suis comme ça, j'ai un certain caractère comme dirait ma mère ! Et là c'est soit on m'aime soit on me déteste !

Bon, il bientôt 10 heures, on devrait avoir le droit à un petit discours inaugural comme tous les jours de rentrée ! Je m'assois sur un banc et j'attends.

P.O.V. Tom

Ellen : Allez bonne journée ! Et puis t'hésites pas tu peux revenir quand tu veux, même en semaine y a pas de problème.
Tom : Oui, oui, je sais t'inquiète pas ! Et puis c'est pas comme si j'allais pouvoir faire pleins de conneries, je te rappelle que c'est une école où on est censé bossé et on est quand même encadré un minimum donc te fais pas de soucis pour moi ça va aller !

Elle rigole et je crois savoir pourquoi.

Tom : quoi ?
Ellen : Tu sais que tu es très fort, j'ai presque failli marchée. Tu sais ça sert à rien d'essayer de me rassurer, je sais très bien que tu paniques beaucoup plus que moi ! Fais pas genre je suis super détendu et tout va bien !
Tom : Mais pas du tout ! C'était pas du tout mon intention figures-toi !
Ellen : C'est ça, c'est ça. Tu sais tu as le droit de dire que ça te fais un tout petit peu peur, c'est normal quand même tu ne sais pas trop où tu vas. Et je le dirais à personne je te jure !

Je secoue la tête.

Tom : T'es pas croyable, tu le sais ça ?
Ellen : Oui, je sais. Bon alors je vais te croire pour cette fois parce que si tu ne sors pas d'ici tout de suite tu vas être en retard et c'est toi qui faisais toute une histoire ce matin pour qu'on arrive à l'heure.
Tom : Ben c'est ça débarrasses toi de moi je dirais rien !

On rigole. Je l'embrasse sinon elle va faire tout un drame je la connais !

Tom : Bon, ben puisque c'est comme ça j'y vais.
Ellen : Oui, vas-y avant que je change d'avis et que je te garde à la maison jusqu'à tes 40 ans !
Tom : J'y vais alors ! Et n'oublie pas de déposer mes valises hein ?
Ellen : Oui, sinon ça serait tragique tu ne pourrais plus changer de casquette tous les jours je comprends !
Tom : Arrête de te moquer de moi ! Et pars sinon je vais vraiment être en retard !

Je sors de la voiture, elle rigole et met le contact. Je lui fais un dernier signe et la voiture se dirige vers le parking de l'école.
Bon cette fois c'est la bonne ! Je sens que la pression s'envole, je ne sais pas pourquoi j'ai tellement stressé à l'idée de rentrer ici, c'était peut-être la peur de l'inconnu mais maintenant que j'y suis je suis beaucoup plus excité qu'autre chose ! J'ai toujours eu envie de faire mes études ici et j'y suis enfin ! Bon c'est pas tout mais il faudrait peut-être que je traverse cette route et que je rentre, il est bientôt 10 heures et ça fait pas trop bonne impression d'arriver en retard dès le premier jour. Je respire un grand coup et c'est parti. Je passe les grilles qui sont énormes, je continue, et j'arrive dans la cour.

J'y suis, ce pour quoi je me suis toujours battu, enfin... Je ne pourrais pas décrire le sentiment qui m'habite ne ce moment, c'est quelque chose qu'il faut avoir ressenti pour pouvoir le comprendre. J'ai tellement galéré pour arriver ici, ce n'était pas du tout gagné d'avance et pourtant ça y est. Je suis sûr qu'à ce moment j'ai un sourire immense sur le visage, mais je ne peux pas faire autrement, c'est quand même un rêve qui se réalise et je crois que j'ai encore un peu de mal à réaliser ! Je m'en veux presque d'avoir autant paniqué ce matin, d'autant plus que ce n'est pas du tout dans mes habitudes. Je suis plutôt quelqu'un d'assez confiant même trop selon certaines personnes !

Bon c'est pas tout mais voyons voir ce qui m'attend cette année. Il y a vraiment tous les styles dans cette école, ça promet de sympas mélanges ! Oui j'aime me mélanger et alors ? Je repère quelques personnes qui ont un style semblable au mien, c'est déjà ça je ne serais pas le seul à me prendre des réflexions stupides sur mes pantalons soit disant trop larges ! Je continue mon petit visionnage des futurs élèves et à ce que je voit il y a un certain potentiel côté féminin, par contre côté mecs c'est moins ça mais bon je devrais en trouver deux trois potables dans tout le lot juste de quoi calmer mes hormones...je sens que je vais me plaire ici !
Je suis encore assez en retrait mais je croise le regard de certaines personnes, ça me fait plutôt sourire qu'autre chose. Les gens ont beau dire le contraire, ils se fient souvent aux apparences, là ils doivent sûrement penser que je suis un rappeur débile, qui n'aime qu'un seul style de musique et qui cherche les problèmes. C'est fou comment en une seule seconde on peut être catalogué ! Mais avec le temps je m'y suis fait. Et puis si certaines personnes ne veulent pas chercher plus loin et bien c'est qu'elles n'en valent pas la peine et dans ce cas ça ne me dérange pas de passer à côté.
J'aime dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et je me fiche complètement de ce que les autres peuvent penser de moi ! Je vis pour moi et pour personne d'autre alors je ne vois pas pourquoi je devrais faire des efforts. Par contre quand je veux quelque chose alors je sais mettre en avant certains côtés de ma personnalité qui seront sûrement plus avantageux. Parce que oui j'oubliais, j'ai toujours ce que je veux ! Mais il ne faut pas croire que c'est parce que je suis un enfant gâté loin de là, je sais me donner les moyens d'y arriver c'est tout.

Bon après ce petit monologue intérieur qui aura bien servi la communauté. Je regarde ma montre 10h05, et bien c'est pas la ponctualité qui les étouffe dans cette école. Bon ok c'est que 5 minutes de retard mais quand même ! Quoi que moi je suis pire !
Voilà, là je crois qu'il faut vraiment que je rencontre des « vraies » personnes parce que quand on commence à se faire la conversation à soi-même c'est jamais très bon pour l'équilibre psychologique !
En attendant je vais plutôt me poser sur un banc j'ai pas envie de me fatiguer dès le premier jour moi ! Je m'approche du premier que je vois et là... non, non c'est pas possible, dites moi que c'est une blague !
Tom : Toi ????


_______________________

J'avoue suspense complètement pourri....

Pix: Il fallait que je la mette, obligé!!! (Ils sont trop magnifiques...)
Musique en écoutation: Spring nicht - Tokio Hotel

Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant...

Chapitre 3 29/01/2008

Ouaou.... j'ai eu des visites aujourd'hui...ça me fait plaisir...mais pas de commentaires (on peut pas tout avoir hein??) alors c'était pour dire à celles et ceux qui arriveraient ici de me donner leur avis sur ce que j'écris parce que je suis un peu dans le flou artistique là...! je sais pas si c'est bien ou pas, si je dois changer quelque chose, si c'est bien parti ou si c'est une catstrophe....donc n'hésitez pas à me le dire (j'accepte toutes les remarques....)
Sinon pour le chapitre 3, il sera là soit ce soir soit demain après-midi, je ne sais pas si je vais avoir le temps ce soir mais j'essaierai.


Je suis dans un très bon jour donc...la suite!

______________________________

François Mauriac a écrit Comme on dit "faire l'amour", il faudrait pouvoir dire "faire la haine". C'est bon de faire la haine, ça repose, ça détend.

P.O.V. Bill

Je me retourne. Non, ne me dites pas que c'est vrai, c'est pas possible, je vais me réveiller, putain !

Bill : qu'est-ce que tu fais là ?

Il a l'air complètement outré de ma question.

Tom : Moi ce que je fais là ? Mais je te retourne la question mon cher ?

Je ricane, je sais qu'il ne supporte pas quand je fais ça.

Bill : Mon cher... Tu utilises des formules de politesse pour me parler maintenant ?
Tom : Ca me détend et surtout ça m'évite de me défouler directement sur toi !
Bill : Attention, les menaces rentrent en action. Tu auras quand même tenu 1minute et 17 secondes bravo tu t'améliores ! Par contre à ce que je vois t'as toujours pas changé !
Tom : Ben toi non plus, toujours autant de maquillage et tes fringues...n'en parlons pas !
Bill : Oulala, monsieur a sorti la grosse artillerie, le style vestimentaire... t'as rien d'un peu plus évolué ? Parce que tu sais que juger les gens sur les apparences c'est pas bien du tout ?

Je vais ma tête de petit enfant innocent, je vais le faire craquer je le sais.

Tom : Ben écoute, je me mets à ton niveau, il faut que j'utilise des arguments que tu comprennes et en plus t'es pas le dernier à critiquer ce que je mets toi aussi !
Bill : Mais bon moi j'ai le droit, t'as vu tes espèces de pantalons là ?
Tom : Des baggys, c'est des baggys...
Bill : Ouai si tu veux, en tout cas c'est bien moche !

Il soupire, c'est vrai que le niveau de la conversation n'est pas bien haut... Mais attendez, le début de ce débat très intellectuel c'était pas la raison de sa présence dans ma nouvelle vie là ?

Tom : On s'éloigne du sujet, je répète ma question, qu'est-ce que tu fais là ?

Apparemment il lit dans mes pensées....

Bill : Ben figures-toi que je fais ma rentrée ici... !

Alors là ça vaut le coup d'½il ! La tête qu'il fait, on dirait que je viens de lui annoncer la pire nouvelle de sa vie !

Tom : Non, putain c'est pas vrai ?
Bill : Et si, j'ai été accepté ici, dans cette prestigieuse école, on dirait pas comme ça mais j'ai du talent ! Et toi tu viens accompagner un ami, enfin si tu en as !
Tom : Et en plus tu le fais exprès ! Mais non, moi aussi j'ai été accepté dans cette prestigieuse école comme tu le dis si bien !

Alors là c'est moi qui dois faire une tête sympa ! Je m'attendais à tout sauf à ça !

Bill : Tu déconnes ?
Tom : Et non, apparemment moi aussi j'ai du talent !
Bill : Et moi qui pensais que j'allais enfin pouvoir passer une année tranquille, sans toi, le bonheur quoi !

Je soupire.

Tom : Et bien non, mais si ça peut te rassurer je pensais aussi passer une excellente année jusqu'à je te vois !
Bill : Désolé d'avoir gâché ta journée...
Tom : Mon année plutôt ! Mais je pourrais te retourner le compliment...
Bill : Ta sollicitude me touche énormément !
Tom : Mais de rien !

Je soupire encore.

Tom : Quoi ?
Bill ; Quoi quoi ?
Tom : Tu soupires depuis tout à l'heure ça m'exaspère !
Bill : Oh mais désolé ! Je viens juste d'apprendre qu'on va passer l'année dans la même école alors que je croyais m'être enfin débarrassé de toi ! Alors tu vois là je suis un petit peu énervé ! Et si tu veux pas que je commence sérieusement à te gueuler dessus laisse moi soupirer en paix !
Tom : Et tu crois quoi ? Moi aussi ça me fat royalement chier que tu sois là ! Tu vas gâcher les meilleures années de ma vie ! C'était mon rêve de rentrer dans cette école !
Bill : Mais moi aussi figures-toi ! Et puis tu deviens vulgaire chéri !
Tom : Arrête de m'appeler comme ça !
Bill : Pourquoi, t'aimes pas ?
Tom : Non, je déteste si tu veux tout savoir...
Bill : Tu juge trop les gens sur leur apparence, t'as tellement peur que je sois homo que tu refuse toutes les choses gentilles qui viennent de moi. T'as trop peur de succomber à mon charme. C'est pathétique !
Tom : Toutes les choses gentilles ? La seule chose « gentille » que tu fais c'est m'appeler chéri et en plus c'est pour te foutre de ma gueule, j'appelle pas ça une choses gentille moi ! Et t'inquiète, même si tu étais homo tu vois t'es pas trop mon style !
Bill : C'est ça, voile-toi la face si tu veux, en attendant je sais très bien que si jamais je me mettais à te faire du rentre-dedans tu tiendrais pas trois minutes !
Tom : Mais tu n'as aucune raison de faire ça vu que tu est 100% hétéro !
Bill : Oui mais toi tu es bi et donc je pourrais bien changer juste pour te faire chier !
Tom : Oh mais te donne pas tant de mal pour moi...chéri !
Bill : Eh mais c'est ma réplique ça !
Tom : Parce que t'as des paroles attitrées toi ?
Bill : On s'en fout c'est pas le débat !
Tom : Pourtant moi j'aime bien parler de ma sexualité avec toi ? c'est pas ton cas ?
Bill : Tom ?
Tom : Oui ?
Bill : TA GUEULE !

Je me lève d'un coup. Il se tait, on se calme un peu...Mais on sait tous les deux que c'est une sorte de calme avant la tempête, sa va péter d'une seconde à l'autre et là on risque de dire des trucs complètement cons, pas du tout important, on va se lancer dans un débat inutile mais on va pouvoir extérioriser toute la ranc½ur qu'on a accumulé depuis qu'on s'est vu. Ce qu'on va se dire ne vas servir à rien mais on va parler disons un peu plus fort !

Tom : Tu peux répéter ?

C'est parti...

Bill : Ta gueule.
Tom : Tu te fous de moi c'est ça ?
Bill : Non je te dis de la fermer je vois pas en quoi je me foutrais de ta gueule...
Tom : Tu sais que j'ai toujours voulu rentrer ici, c'était mon rêve, c'est mon rêve !
Bill : Mais moi aussi je te l'ai déjà dit !
Tom : JE M'EN FOUT ! TOI tu te pointes comme une fleur dans ma nouvelle école, MON école putain ! Je pensais passer la meilleure année de ma vie ici et qui je vois en arrivant ? TOI !
Bill : Mais c'est réciproque, j'allais ENFIN faire ce dont j'ai toujours rêvé et toi tu t'amènes comme ça et en plus TU VEUX TE FAIRE PASSER POUR LA VICTIME ? Mais laisse moi rire ! Tu n'es pas plus à plaindre que MOI !
Tom : Mais tu fais chier ! Tu comprends ça ? Et ne me dis pas que je deviens vulgaire je m'en contre fous c'est soit ça je me défoule physiquement et ça risque de ne pas trop te plaire !
Bill : Mais fait ce que tu veux avec un peu de chance tu seras renvoyé avant même d'avoir commencé les cours !
Tom : Putain mais TAIS TOI ! Tu sais ce que ça veut dire ça ? Je te permettrais pas de gâcher mon année comme t'as déjà gâché une bonne partie de ma vie ! CA NON JAMAIS ! JE SUIS ICI ET JE COMPTE BIEN Y RESTER !
Bill : Alors on va avoir un problème et un SERIEUX problème !
Tom : Et je peux savoir lequel ?
Bill : Tu me détestes et je te hais comme jamais mais on est tous les deux ici, TU VOIS LE PROBLEME OU T'AS BESOIN D'UN DESSIN ?
Tom : Je crois que ça va aller. Mais je ne supporterais pas de voir ta tête tous les jours, c'était largement suffisant quand on se croisait de temps en temps devant chez nous mais là je ne sais pas s'y j'arriverais à me contenir SI JE TE VOIS AUTANT !
Bill : MOI NON PLUS !
Tom : C'est vraiment pas possible, il a fallut que tu vienne ici dans cette école...
Bill : Tu sais quoi ? J'EN AI MARRE DE TOI ! TU COMPRENDS ? J'EN AI MA CLAQUE QUE TU ME CRITIQUE A LONGUEUR DE TEMPS, QUE TU RIGOLES DE MOI, QUE TU FASSES TOUT POUR ME POURRIR LA VIE ! Et tu sais le pire ? C'EST QUE TU AS REUSSI ! Tu es là alors que je pensais ne plus jamais avoir à te revoir durant toute l'année ! Ca aurait été le bonheur total et puis non, tu viens tout gâcher ! T'as TOUJOURS tout gâché ! Toujours a vouloir tout pour toi et là encore, tu vas me prendre mon rêve ! MAIS CETTE FOIS JE NE TE LAISSERAIS PAS FAIRE ! Ne compte pas sur moi pour abandonner la partie, et arrête un...
Tom : TA GUEULE ! MOI AUSSI JE SAIS CRIER ! Et tu là dis toi-même tu en as marre de me voir mais j'en ai marre autant que toi si ce n'est plus ! Arrête de soupirer et de faire ton gars blasé ! J'AI VOULU FAIRE MES ETUDES ICI ET J'Y SUIS, tout autant que toi ! Je ne vois pas pourquoi TOI tu aurais plus le droit de rester que MOI ! Il n'y a aucune raison ! Et puis rassures-toi J'EN AI AUSSI PLUS QUE MARRE DE TOI ! TU N'ES PAS LE SEUL A EN AVOIR RAS LE BOL ! Tout ce que tu dis je le ressens pour toi ! Tout, absolument tout ! TU ME HAIS ? PARFAIT PARCE QUE MOI AUSSI !

Il reprend son souffle, faut pas croire mais gueuler ça fatigue !

Bill : C'est bon t'as bien crié, t'es content ?
Tom : Arrête de te foutre de ma gueule !
Bill : Et tu sais je ne te hais pas...
Tom : Ah ouai et tu vas faire croire ça à qui ?

Il a l'air assez étonné, je le comprends remarque, et là je dis calmement, très calmement...

Bill : Non je ne te hais pas, c'est pire que ça, je te déteste de tout mon être, je te hais comme jamais, j'en peux plus de toi, je hais tout ce que tu es et plus encore, j'ai tellement de haine pour toi que je n'arrive même pas à l'exprimer ! Je crois qu'il n'y a pas de mot assez fort pour exprimer ce que je ressens pour toi et encore moins ce que je ressens à cet instant, j'ai la rage, une rage intérieure, une rage folle contre toi qui te pointes ici et qui en plus oses taper un scandale et te faire passer pour la victime alors qu'on en est au même point. J'ai la rage contre toi, contre tout ce que tu représentes et contre tout ce que tu es, je te déteste, je te hais mais c'est pas suffisant ! Et tu sais c'est quoi le pire ? C'est que je n'arrive même pas à t'expliquer ce que je ressens parce que ce mot n'existe pas. Tu sais je crois qu'en fait les langues c'est une chose diplomatique, sinon ils auraient prévu un mot que je puisse mettre sur ce que je pense de toi et celui-là JE POURRAIS TE LE BALANCER LA, MAINTENANT, TOUT DE SUITE....alors je trouve que dire que je te hais simplement c'est pas assez fort !
Tom : ET APRES TU DIS QUE C'EST MOI QUI TAPE UN SCANDALE, T'AS VU CE QUE TU VIENS DE ME BALANCER LA ?

Je souris.

Bill : Oui mais je sais très bien que tu ressens exactement la même chose !
Tom : C'est pas faux.

On se regarde et on rigole comme des imbéciles. Faut dire que ça soulage un peu de se lancer autant de vacheries, je me sens mieux tout d'un coup. Je me rassois et il fait la même chose, attention on est assis sur le même banc, chose exceptionnelle !

Bill : T'abuses, à cause de toi on s'est tapé l'affiche devant toute l'école ! Et je sais pas si tu as remarqué mais on peut voir la cour d'absolument tous les bâtiments.

On jette un coup d'½il aux alentours, et c'est vrai, tout le monde nous regarde, je devrais même dire nous dévisage... J'entends Tom ricaner...

Tom : De un ce n'est pas QUE de ma faute et de deux c'est vrai qu'on est vraiment pas discret !
Bill : Tu l'as dis, ça donne une bonne image de nous, à peine arrivé et déjà entrain de se donner en spectacle, elle promet cette année moi je dis !
Tom : Mais après tout, c'est une école des arts de la scène, disons que ce matin on a fait la partie tragédie théâtrale...!
Bill : Si tu le dis, en tout cas pour la discrétion c'est raté et maintenant tout le monde doit nous prendre pour des cinglés !

On rigole un peu, mais je n'ai vraiment pas envie de gâcher mes chances ici, surtout en m'engueulant avec Tom, ça n'en vaut pas la peine. Et je crois qu'il pense la même chose que moi.

Tom : Bon tout ça ne résout pas notre problème, on est toujours coincé tous les deux ici pour toute l'année et pour les suivantes...
Bill : Ouai mais bon que veux-tu il va falloir qu'on s'y fasse. Parce que d'après ce que j'ai compris aucun de nous deux ne va vouloir laisser sa place.
Tom : Je ne te le fais pas dire.
Bill : Bien donc on va se la jouer civilisé...

Il me regarde assez bizarrement là.

Bill : Enfin, autant que possible. C'est vrai que c'est pas trop mon genre de dire ça mais on ne va pas gâcher notre avenir à cause de ce qu'on pense l'un de l'autre. Je ne supporterai pas de ne pas saisir la chance de ma vie par ta faute donc....

Je le vois hésiter un instant mais je crois que le choix est vite fait, soit on reste tous les deux ici en essayant d'entretenir une relation plus ou moins calme, soit on se fait virer au bout de deux jours parce qu'on se sera à moitié entretué... Ca ne laisse pas beaucoup de place à la réflexion.

Tom : Mais on pourra quand même continuer à se détester ?

Je rigole franchement là, je le reconnais bien.

Bill : T'inquiète pas pour ça, tant que ça reste de la haine diplomatique ça ira par contre dès qu'on passe les murs de cette école tout redevient comme avant. Ca te va ?
Tom : Ca me va. Tu sais, je n'aurais jamais pensé dire ça surtout après tout ce qu'on vient de se balancer mais ça m'aurait manquer...
Bill : De pas t'engueuler avec quelqu'un à chaque fois que tu le croises, de ne pas pouvoir lui dire les pires choses, de n'avoir personne à critiquer, de ne pas pouvoir lui déverser toute sa haine ?
Tom : Ouai, ça m'aurait manqué.
Bill : Tu veux que je te dise ? A moi aussi.
Tom : Finalement, c'est peut-être une bonne chose qu'on se soit retrouvé ici.
Bill : Et tu dis ça maintenant alors que ça fait bien un quart d'heure qu'on se crie dessus en plein milieu de la cour ?

Je suis légèrement énervé là mais je ne peux pas m'empêcher de sourire, je connais sa réponse.

Tom : Ben ouai, mais imagine tu aurais raté une très bonne occasion de me dire mes quatre vérités et en plus t'as évacué ton stress... et puis c'est quand même super drôle de te voir t'énerver, je voulais pas rater ça !
Bill : Tu sais que ma patience a quand même quelques limites.
Tom : Je sais...

Il rigole tout seul. Je me relève, il en fait autant et je lui chuchote.

Bill : Je sens que ça va être une bonne année !
Tom : Moi aussi !


___________________

Pix: Cette photo... je crois que ça se passe de commentaire....
Musique en écoutation: El tango de Roxanne - Moulin Rouge
Et n'oubliez pas: je raconte ma vie, faites-en autant....


Dites-moi ce que vous en pensez....


Edit: Alors si je m'attendais à ça..... j'ai eu beaucoup de commentaires hier je suis trop contente!!! et tout ce que vous m'avez dit ça m'a fait super plaisir.....!!!

bountyaoi: tu as bien annalysé le truc, c'est à peu près ça.... j'espère que tu continueras à bien aimer.
1000meere-yaoii: tous tes commentaires m'ont trop fait rire! merci pour tout ce que tu m'as dit.... et pour l'évolution, tu verras bien!! (ben ouai c'est pas drôle si je dis tout maintentant...)
x-just-adeuh-x: merci beaucoup, ça me fait plaisir que tu aimes (c'est un peu con comme phrase mais c'est vrai!)
steph: merci beaucoup! et ne t'inquiètes pas, je compte bien rester dans ce registre c'est ce qui me plaît, si c'est un ton dépressif ça me déprime pour la journée...lol! pour les postages je ferais ce que je peux mais j'essaierai de poster au moins deux fois par semaine, plus si j'ai beaucoup d'inspiration....
liber-th-yaoi: merci de tes commentaires, je sais que le début peut ressembler à d'atres fictions mais normalement par la suite ça devrait changer.
vertrau-mir-x: encore merci pour le titre du blog....